Si la présélection a vérifié que les œuvres avaient leur place dans la compétition, le Comité Scientifique de la NISA (CSN) devait répondre à une autre question : lesquelles méritent d’être nommées ? Sur 56 productions soumises à son examen, 35 ont été retenues.

Pourquoi un second comité ?

La NISA a fait le choix d’un processus à plusieurs niveaux d’expertise. Après le tri technique et qualitatif opéré par les professionnels du Comité de Présélection, le CSN apporte une lecture plus approfondie, portée par des profils issus de l’université, de la recherche et des arts. Ce double regard vise un objectif : que la Sélection Officielle soit à la fois exigeante et incontestable.

Une méthode en deux temps

Les six jurés ont d’abord visionné et analysé les œuvres à partir du 28 août 2026. Ils ont ensuite ouvert une première phase de délibérations en ligne le 14 septembre, avant de se retrouver en présentiel le lendemain à Orange Village, à la Riviera Golf, pour confronter leurs appréciations et arrêter collectivement les résultats, catégorie par catégorie. La NISA remercie la TV d’Orange pour son accompagnement logistique durant cette phase.

Un universitaire à la barre

Le Pr André Banhouman KAMATÉ, professeur titulaire à l’Université Félix Houphouët-Boigny, travaille sur l’action culturelle et les arts du spectacle. Ses recherches touchent aussi aux sciences de la communication, des arts et de la culture. Habitué des comités scientifiques et des instances académiques consacrés à ces disciplines, il a conduit les délibérations du CSN avec la rigueur propre à l’évaluation universitaire.

La composition du jury

Le jury se composait par ailleurs de Mesdames Nancy Aka, directrice générale des cinémas « Majestic » et vice-présidente dudit comité, Sandra Coulibaly, directrice de la fiction à la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI), Linda Manouan, productrice-réalisatrice à Ladonik Studios, Syrah Ahidra, co-responsable de la production à A+Ivoire et Bintou Touré, manager contenu et médias-TV d’Orange.

Un travail qui dépasse le palmarès

Pour la NISA, l’enjeu dépasse le simple classement. En confiant l’évaluation à des spécialistes des arts et de la culture, la manifestation affirme une ambition : faire de la reconnaissance des œuvres ivoiriennes un acte de réflexion, pas seulement de goût. Les résultats arrêtés par le CSN ont ensuite été consolidés en vue de la proclamation de la Sélection Officielle.